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 M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE]

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Le doudou d'un Lapinou
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Le doudou d'un Lapinou
MessageSujet: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Jeu 28 Nov - 16:32

ID CARD
Nom : Everett
Prénom : Faustine Mélusine
Sang : pur
Âge : 25 ans
Nationalité : britannique
Métier : Commissaire priseur & MM mercenaire
Statut : mariée mais bon...
Orientation sexuelle : hétérosexuelle

Célébrité : Ginta Lapina
CARACTERE
Dix adjectifs minimum.

Fière – Ambitieuse – Orgueilleuse – Rancunière – Colérique – Impulsive – Libre – Audacieuse – Téméraire – Agile – Secrète – Taciturne – Insoumise – Déloyale
HISTOIRE
Cinq cent mots minimum.

This used to be my Life


Ma chère Maman,

Voilà bien longtemps que je n'avais pas pris la plume pour revenir vers toi, te confier toutes ces choses que je sais d'avance que tu ne pourrais comprendre, ni même tolérer de celle que tu as toujours vue comme une fragile petite chose. Ta fille adorée... Celle qui t'a tellement déçue, fait perler des larmes à tes yeux alors que tout ce qu'elle aurait aimé était de voir luire au fond de tes prunelles cette fierté qui n'y a que trop peu brûlé. Je ne suis pas devenue celle que tu espérais et il n'y a pas un jour où je ne m'en blâme... Je ne voulais pas ça, maman... Je ne le voulais pas ! Mais je suppose qu'il est bien trop tard pour te le dire. L'histoire a été écrite et peu importe ma volonté je ne pourrais rien y changer.  

Papa et toi m'avez si souvent reproché ces choix malheureux que j'ai fait... Mais avez-vous jamais réalisé que, vous, aviez déjà fait bien pire avant moi ! Vous pensiez bien faire mais vous vous trompiez... Vous vous êtes agenouillés, usés, versé votre sueur et vos larmes pour cette famille que vous n'avez eu de cesse d'admirer pour leur soit disant bonté ! Maman... Tu couvrais cette femme de toutes les qualités ! Tu la trouvais si belle, si érudite... si bonne ! De quoi maman ? De quoi ! Elle était votre employeuse ni plus ni moins ! Et vous... vous ! Vous redoubliez de courbettes et de politesses maladroites devant elle, baissant les yeux dès qu'elle paraissait poussant l'humiliation jusqu'à la nommer Maîtresse comme si vous n'aviez été que de vulgaires elfes de maison ! Vous pensiez m'offrir la chance de quitter une vie que vous jugiez miséreuse en entrant dans cette famille... Tout ce que j'y ai jamais appris fut la servitude ! La votre tout d'abord... La mienne encore plus sûrement !

Maman... N'as-tu jamais vu à quel point cela me rendait malade de devoir plier aux exigences de cette femme et de son insupportable rejeton ? N'as-tu jamais vu ces larmes de colère que je versais le soir quand je pouvais enfin cesser de sourire, de faire la révérence et de courber devant cette femme déjantée qui ne voyait en moi qu'une autre de ces œuvres pour lesquelles elle dépensait tant et tant ! Tu me répétais que j'étais ingrâte et mauvaise langue, qu'elle m'offrait une chance inestimable en me permettant de vivre au milieu d'eux. Quelle chance en effet ! Elle m'a vêtue comme elle l'aurait fait d'une poupée. Elle m'a instruite pour mieux montrer à ses amis et ses proches quel magnifique petit animal apprivoisé et domestique je faisais ! Et toutes ces attentions dont elle me couvrait n'étaient que des caresses données à un chien ! Elle ne m'aimait pas plus que je ne l'aimais ! Elle m'a achetée en même temps qu'elle vous avait achetés, vous ! Et son fils, lui, n'a jamais vu en moi qu'un doudou qui lui appartenait et dont il faisait ce qu'il voulait...

Alexandre... Leur fils... Je sais ce que tu penses mais tu te trompes ! Je me souviens encore de tous ces mots que tu m'as dits sur lui, sur nous, la dernière fois où je t'ai vue. Oui, nous avons toujours été proches lui et moi... Mais pas comme tu persistais à le croire. Maman... Il était leur fils et leur plus digne héritier crois moi ! Je ne nierais pas que, enfants, nous étions comme inséparables ! Mais comment aurait-il pu en être autrement ? Nous vivions sous le même toit, toute l'année... Sans aucun autre enfant pour venir tromper notre solitude. Il semblait évident que nous devions nous rapprocher. Pour cela, juste pour cela... Avec lui j'ai ri, tellement ri... Nous jouions sans pudeur ni conscience, enchaînant les pires des bêtises sans jamais être autrement réprimandés. Mais nous n'étions que des enfants. Et, moi, je n'étais que son jouet ! Sa poupée humaine ! Et il ne me l'a que trop bien fait sentir. J'étais sa chose, et à l'époque bien trop chétive et fragile pour oser seulement lui tenir tête plus que de quelques phrases ! Alexandre... J'étais si faible devant lui ! Je ne le serais plus jamais ! Jamais tu m'entends ? Et tout ce que tu as bien pu en pensé, que se cachaient derrière mon animosité de bien plus douces pensées et émotions... Je m'y refuse ! Cela n'est pas vrai... Cela ne l'a jamais été et ne le sera jamais tu comprends... Je ne peux pas admettre cela ! Je ne le veux... pas non plus ?

Tu ne me comprends pas n'est-ce pas Maman ?
Je t'aime tellement maman...
Tu me manques...

Ta fille,
Faustine



Kids don't know


Elle n'aurait jamais pensé que ce jour viendrait... Naître sorcière, du plus pur des sangs d'ailleurs, le lui garantissait pourtant mais Faustine avait fini par se raisonner. Les gens nés de condition aussi modeste que la sienne ne pourraient espérer intégrer un jour le si prestigieux pensionnat de Poudlard. Alexandre, lui, y était déjà. Depuis trois ans maintenant, ne revenant au Manoir que lors des vacances ou lors d'occasions spéciales pour lesquelles ses déjantés et passablement allumés du bulbe de parents l'en faisaient sortir. Ils avaient bien grandi les deux sales gosses d'hier... Lui avait quatorze ans et n'était déjà plus un enfant. Elle le voyait bien, elle qui le connaissait bien mieux que beaucoup. Sans doutes même mieux que ne le connaissait cette espèce de saleté de petite poupée blonde qu'il ramenait souvent à la maison... Comment s'appelait-elle déjà cette fille aux allures hautaines et qui ne cessait de rabrouer et de rabaisser la pauvre Faustine à la moindre occasion ? Quel était bien le nom de cette garce en puissance ? Ho flûte ! Les poings de Faustine se serrèrent alors que ses doigts caressaient le parchemin de cette lettre qui venait de lui arriver. Poudlard... Elle était admise dans une école où elle pourrait enfin apprendre à se servir de cette magie qu'elle avait manifesté il y avait des années de cela maintenant. Ses parents semblaient ravis de la nouvelle. Elle beaucoup moins. Du moins pas autant qu'elle l'aurait souhaité et certainement pas autant qu'elle l'aurait du ! Aller à Poudlard ? Et avec quel argent ? Ce que gagnaient ses parents suffisaient à peine à la vêtir alors, en voyant la liste des fournitures et uniformes à acheter la jeune fille le sut. Elle ne pouvait pas y aller. Sa décision était prise : plutôt demeurer inculte et ignare plutôt que de dvoir ne serait-ce qu'une mornille supplémentaire à cette famille !

Ma la si étrange et pleine de lubies Madame de Habsbourg ne l'entendait certes pas de cette oreille ! Quand la petite fille avait pris son courage à deux mains et était allée la trouver, la remerciant de toutes ces bontés qu'elle avait eues pour sa famille et plus encore pour elle, la femme l'avait interrompue de son éclat de rire aussi cristallin qu'exaspérant. Levant sa main et demandant à la demoiselle de venir la rejoindre elle lui avait caressé sa chevelure pâle en un geste qui se voulait sans doutes chaleureux mais qui avait eut comme l'effet de la plus brûlante des morsures pour celle qui l'avait reçue. Pendant un moment qui lui parut durer une éternité mais qui ne dut, en réalité, guère durer plus d'une trentaine de minutes, la petite serra les mâchoires et les poings, contrainte d'écouter tout ce si long laïus qui lui était tenu. Elle était comme de leur famille maintenant et, à ce titre, elle se devait de recevoir une éducation digne d'elle. Faustine fulminait ! De leur famille ? Et puis quoi encore ? Depuis quand employait-on les membres de sa famille pour récurer les sols et polir l'argenterie ? Elle se mordillait la langue jusqu'au sang pour ne pas répondre mais la femme eut une parole des plus malheureuses alors

Et puis Alexandre se réjouit déjà de te voir faire ton entrée à Poudlard ! Il m'en a parlé dans son dernier hibou, se demandant si tu avais enfin reçu ta lettre. Ce que je me suis empressée de lui confirmer bien sur ! Il tient tellement à toi si tu savais !


Mais bien sûr ! Votre fils tient à moi comme il tient à son hamster ou à son dernier joujou !


Faustine !


Non ! Je vous ai laissée parler, m'expliquer en long et en large que j'avais de la chance de vous avoir et que, grâce à votre prodigalité je pourrais, moi aussi, étudier. Et je vous en suis reconnaissante Madame de Habsbourg ! Mais ne me parlez pas de votre si parfait, mais ô combien insupportable, héritier ! Alexandre se contrefiche pas mal que je vienne ou non à Poudlard !


Tu te trompes mon enfant. Vous avez toujours été si proches toi et lui ! Pourquoi s'en moquerait-il donc ? Vous êtes amis, non ?


Amis ? Amis ? Jamais ! Alexandre me traite comme une poupée, un doudou ! Etes-vous aveugle au point de ne rien voir ? Enfants, oui, nous avons été proches mais... De toutes façons qu'est-ce que cela peut bien faire ? Aujourd'hui il a sa grande copine ! Boucle d'or là ! Samara !
avait-elle dit comme si elle avait vomi ce prénom et les yeux emplis de foudres et les joues empourprées. Tant qu'il aura sa chérie de copine, il n'aura besoin de personne et certainement pas de moi ! Et, moi, je n'ai pas besoin de lui !  

Faustine... Tu es encore bien jeune, et bien ignorante du monde et des hommes, pour afficher des jugements aussi péremptoires. Je n'insisterai pas plus mais saches une chose cependant : je connais mon fils. Mieux qu'il ne se connait d'ailleurs lui même. Certains feux s'embrasent pour mieux périr. D'autres, en revanche, semblent plus doux, plus inoffensifs mais avec le temps et un peu d'attention, ils deviennent des brasiers aussi ardents qu'éternels.


Je comprends rien à toutes vos métaphores !


Un jour tu comprendras Faustine... Un jour... Et peut-être penseras-tu alors à moi avec un peu de cette douceur et de cette tendresse que tu me refuses obstinément. Alexandre oubliera Samara et des filles comme elle, il y en aura beaucoup d'autres. Mais, toi, tu es unique Faustine.


La petite fille avait haussé les épaules et la mère d'Alexandre avait ri. Elle savait. Et, aujourd'hui, même si elle s'en défendrait à coup de sortilège impardonnable s'il le fallait, Faustine le savait. Cette femme avait raison.





Can't get U outta my head !



Ma chère Maman,

Pourquoi faut-il donc que ce prénom, encore et toujours le sien, ne cesse de tourbillonner dans mon esprit ? Je devrais l'avoir oublié depuis ces deux longues années où il n' a pas même daigné me donner la moindre nouvelle ! D'un autre côté que pouvais-je donc espérer d'un être tel que lui, n'est-ce pas ? Si je vous avez écouté, papa, toi et même l'impressionnante et toute aussi horripilante Madame de Habsbourg, alors peut-être aurais-pu tout espérer... Et peut-être cela aurait-il pu être en effet. Si je n'avais pas été si bornée et si pauvre à l'époque et si, lui, n'avait pas été cet infernal petit Lord aux yeux bien trop bleus et à la fortune bien trop colossale pour mes frêles épaules. Non, l'argent n'avait rien à voir là-dedans... Ni notre sang, mêlé pour lui et si pur pour moi. Ni ces maisons différentes dans lesquelles nous fîmes nos études. Non, le problème n'était pas là... Le problème était ailleurs...

J'ai longtemps cru que boucles d'or était la seule fautive. Samara... Je pensais en avoir fini avec elle mais elle est comme un mauvais virus dont on se débarrasse une année pour le retrouver la suivante, plus fort et plus insidieux encore ! Tu le savais maman : j'ai haï cette fille dès le premier jour où nous nous sommes vues. Elle était tout ce que je n'étais pas. Forte, tellement forte même. Belle à faire se damner tous les garçons. Lui en premier. Si tu avais vu le regard qu'il avait pour elle ! Il la dévorait des yeux et, moi, je n'existais plus … Et cela me faisait déjà mal. A qui la faute ? A elle ? C'est ce que je voulais croire mais, non, la pimbêche aguicheuse n'était pas la seule fautive ! Lui ? Il ne faisait que faire ce que faisaient les autres : se pâmer devant Miss Perfection incarnée... Je l'en ai blâmé mais, au fond, il aurait eu tort de s'en priver. Et c'est moi qui dit ça ! Mais j'étais toute aussi fautive... Alexandre et moi étions si proches que je n'ai rien vu venir. Nous étions amis malgré tout ce que je pouvais bien prétendre. Nous étions même plus proches que bien des frère et sœurs ne le seraient jamais.

Tu te souviens de ces deux semaines que j'ai du passées alitée après avoir tenté de récupérer, encore et toujours pour lui, ce livre de magie noire dans le bureau de son père ? Il était fautif et ce fut sa faute si je fus blessée. Pourtant il fut surtout mon sauveur et cet ange gardien qui ne me quitta pas une seule seconde. Il me délivra de la bibliothèque et me sauva la vie. Je ne sais pas maman... Cette nuit où lui et moi avons tant et tant parlé avant de nous endormir ensemble... Il m'a dit qu'il m'aimait comme sa sœur. Et je m'en souviens, j'ai souri en lui déposant une bise sur la joue. Et en lui disant que, pour moi aussi, il était comme un frère. Je le pensais. Peut-être était-ce là mon erreur. Notre erreur à tous les deux... Depuis quand un frère embrasse-t-il sa sœur sur la bouche ? Alexandre m'a offert mon premier baiser. Et, à toi et maintenant je peux bien le dire, le seul qui ait jamais réellement importé à mes yeux. Les autres, et je ne nierai pas qu'il y en a eu beaucoup, ne comptaient pas, ne pouvaient plus compter. Et, ça, c'était de sa faute à lui ! A quoi s'attendait-il donc en m'affirmant que nul autre que lui ne pouvait me le donner ? Pensait-il vraiment que cela n'aurait pas eu de conséquences ? Idiot ! Adorable idiot...

Des baisers nous en avons échangés plus d'un après. Et tu le sais pour nous avoir déjà surpris alors que nous flirtions, inconscients et inconséquents . C'était comme interdit, comme stérile et vain puisque lui ne cessait de roucouler avec boucle d'or ou d'autre filles et que, moi, j'avais finalement réussi à faire ma place à Serpentard. Nous avions deux vies radicalement différentes désormais mais … Je ne sais pas. C'était comme plus fort que nous. Plus fort que moi du moins. Il fallait que je lui cède dès qu'il le voulait. Même si, et je le regrette aujourd'hui plus que jamais, je ne lui ai pas offert ce qu'il aurait tant aimé pouvoir me voler. Mon innocence. Cette pureté que, par orgueil et par bêtise encore plus, j'ai offerte à cet homme qui, aujourd'hui encore, partage ma vie. Cet homme que tu méprisais et détestais tant. Cet homme que j'avais volé à Samara. Comme elle m'avait volé Alexandre. Oeil pour œil et dent pour dent, non ?

Kendrick et moi sommes toujours ensemble. M'aime-t-il ? Je ne le pense pas. Il me voulait, me désirait et a fait de moi une femme. Il a eu mon innocence et, pire, il m'a perdue. Tu sais ce que je veux dire Maman... Il est tout ce dont tu m'avais prévenue de me méfier. Mais je ne t'ai pas écoutée et je le regrette amèrement. Je reprochais à Alexandre de me considérer comme son doudou ? Kendrick me considère comme son trophée, sa femme, sa chose, bien pire encore... Tout le monde ne voit en lui que le médicomage réputé et personne ne sait quel monstre se cache derrière. Pour lui, parce que je voulais tant l'aimer pour ne pas m'avouer en aimer un autre, j'ai noué les pires des amitiés et contracté les pires des habitudes. Il m'a permis d'évoluer, de devenir quelqu'un. Aujourd'hui je suis riche et mon métier de commissaire priseur me rapporte plus que papa et toi n'avez jamais pu gagner de votre vie. Vous peiniez à compter vos gallions... J'en ai des millions. Et je ne suis pas plus heureuse pour autant. Femme respectable et respectée...

Si seulement... Si seulement je n'étais que cela maman !
Je donnerais parfois tout cela, absolument tout, pour retrouver ma vie d'antan. Celle que j'exécrais mais au moins où papa, toi et Alexandre étiez là. Aujourd'hui je croule sous les gallions mais je vous ai perdus vous. Et lui... surtout lui. Maman... Il me manque et je commence à comprendre ce que tu me disais, ce que m'avait aussi dit sa mère sans que je puisse la croire... oui, je comprends maintenant. Mais il est trop tard. Tellement trop tard.

Je t'aime maman et tu me manques tellement !

Ta fille,
Faustine






Death is my Life


Le corps se vidait peu à peu de sa vie aussi sûrement que de ce sang qu'elle avait fait coulé. Ses gestes étaient toujours des plus précis et des plus incisifs. Ce fut sans même une once de compassion ou d'humanité dans le regard qu'elle se pencha vers cet être agonisant qui soulevait péniblement sa main, la suppliant, l'implorant de mettre fin à des souffrances qu'elle n'avait fait que trop durer. Ses prunelles pâles glissèrent sur ces plaies, profondes et béantes, qui couvrait ce qui jadis avait été le corps d'un humain mais qui, là, ne ressemblait guère plus qu'à un amas de chairs sanguinolentes et suintantes. Le vent vint souffler dans sa longue chevelure opalescente, faisant virevolter autour de son visage impassible quelques mèches folles. Elle passa son regard par dessus son épaule et vint chercher une confirmation tacite dans le regard de cet être qui, tapi dans l'ombre, avait assisté à tout depuis le début. Alors qu'elle vit le bout rougeoyant de cette cigarette qu'il allumait elle soupira. Puis, se retournant vers sa victime, elle posa genou à terre. Caressant ses cheveux elle lui sourit avant que de, d'un coup de baguette magique de plus, lui trancha la gorge. Alors qu'il expirait son dernier souffle elle lui ferma les yeux et se signa. Une larme unique perla à son œil. Puis, elle se releva et vint, de sa démarche féline, retrouver son compagnon, son époux. Pour le meilleur ? Jamais. Pour le pire ? Toujours.  Elle lui arracha sa cigarette et la porta nerveusement à ses lèvres. Son corps entier semblait secoué de tremblements.

Tu as été parfaite ma chérie ! Notre client sera satisfait je n'en doute pas !
avait-il dit tout en la forçant à relever le menton et en lui arrachant un baiser qui la fit frissonner plus encore puis, comme s'il remarquait seulement les tremblements de sa compagne Tu ne vas pas bien ? Que se passe-t-il mon bébé ?

Tu sais très bien ce que j'ai Kendrick ! Alors donnes-moi ce que je veux et finissons en ! Je ne veux pas rester ici une seconde de plus ! C'est macabre !


Mais ma chérie... Tu es macabre ! Tu es Mangemort et mercenaire ma chérie ! Tu es la Faucheuse ! L'aurais-tu oublié ?
avait-il dit avant que de rire en agrippant sa compagne par la taille et en couvrant sa nuque de baisers possessifs et gourmands. Alors qu'elle le repoussait il soupira et, sortant un sachet de sa poudre il le lui mit dans la main N'en abuses pas Faustine. J'ai besoin de toi en pleine possession de tes moyens ! Nous avons un nouveau client. Un homme très haut placé. Et je suis certain que la cible te fera plaisir cette fois !

Je n'aime pas tuer ! J'exècre la violence et tu le sais ! Je ne le fais que parce que tu m'y as contrainte ! Tu m'as séduite, trompée, manipulée et rendue accro à cette merde ! C'est pour cela que tu me tiens mais n'espère surtout pas que j'y prenne jamais plaisir !
avait-elle persiflé avant que d'inhaler cette cocaïne dont elle ne pouvait, vraiment, plus se passer. Puis, intriguée par les derniers mots de son mari elle haussa un sourcil et ancrant son regard au sien Qui ? Qui est la cible ?

Alexandre de Habsbourg...


La gifle était tombée, cinglante et violente. Puis Faustine avait tourné les talons et s'en était allée se perdre dans les brumes londoniennes. Non, elle ne pouvait pas accepter ce contrat ! Jamais ! Alexandre... Sans même s'en rendre compte elle avait prononcé son prénom, plusieurs fois... Elle le détestait, certes, mais de là à le tuer ! Non, elle ne le pouvait pas. Ne le détestait d'ailleurs pas tant que cela non plus... De toutes façons elle l'avait oublié, non ? Bien sur que non ! Comme si on pouvait oublier un homme tel que lui ! Et ce n'était pourtant pas faute d'avoir tout tenté pour cela...  Transplanant jusqu'à un petit cimetière elle arpenta les allées désertes et s'agenouilla devant une tombe. Là elle songea à lui, encore à lui. Deux ans qu'il ne s'était pas vus lui et elle. Et on ne pouvait pas dire que leur dernière entrevue fut des plus chaleureuses ! Voldemort venait de périr, les Mangemorts étaient en pleine débandade. Elle la première. Elle qui était à Poudlard lors de l'attaque et qui avait bien failli y rester. Mais, pourtant, malgré sa fatigue et son envie de se plonger dans les paradis artificiels pour tout oublier, Faustine avait tout lâché quand il lui avait envoyé son Patronus. Il avait besoin d'elle. Kendrick avait grondé, hurlé, l'avait même frappée mais rien n'aurait pu empêcher d'aller rejoindre son ami, son frère. Alexandre... Il allait tellement mal quand elle était arrivé. La jeune femme n'avait rien compris si ce n'était qu'elle se devait d'être là, à ses côtés, comme il l'avait jadis été pour elle. Alors elle l'avait veillé, jour et nuit, le soignant de son mieux et écoutant ces divagations fiévreuses. Il délirait, parlait d'un ange, de Samara -toujours elle?- et de leur rendez-vous manqué... Il lui demandait d'aller la voir, de lui expliquer. Là, Faustine avait failli se tirer. Il ne fallait pas non plus abuser ! Elle, aller trouver boucle d'or pour la prévenir qu'il l'attendait ? Et puis quoi encore ! Son cœur s'était douloureusement serré en son sein. Puis il l'avait regardée... Et elle avait cédé, avait promis.

Et, dès que l'état de son ami l'avait permis, elle l'avait laissé seul et était allée remplir sa mission. Samara l'avait reçue, furibonde et cinglante, l'accusant de lui avoir volé Alexandre, de lui avoir volé le père de son enfant. Pardon ? Enfant ? Le monde s'était écroulé sous les pieds de la jeune femme. Alexandre et cette fille allaient être parents ? Elle avait blêmit, tenté de se défendre en bredouillant mais rien n'y avait fait et Samara avait fini par la jeter dehors. Faustine avait traîné les pieds en revenant vers Alexandre, prête à lui dire la vérité. Mais ce n'était pas son jour et ce fut au tour du jeune homme de la répudier méchamment. La voyant revenir seule et sans celle qui lui donnerait bientôt un enfant il incendia Faustine. Celle-ci, déjà bien perturbée, ne put une fois de plus rien dire. Et même quand elle lui avait hurlé la vérité, à savoir qu'il l'avait mise enceinte sa boucle d'or, il ne l'entendit pas. La fièvre ou la fureur, elle ne le sut jamais. Tout ce qu'elle garda comme souvenir de cette journée fut cette gifle qu'il lui donna et qui lui fit verser un torrent de larmes. Et malgré son envie d'en découdre, de tout lui dire, elle ne le fit pas. Blessée et humiliée, triste à en crever elle était partie. Pour ne plus jamais lui revenir.

C'était il y avait deux ans. Elle avait espérer qu'un jour ils se retrouveraient. Mais Alexandre avait disparu de la surface de la terre. Parti sur la banquise photographier les manchots pour les beaux yeux de celle qui aurait su le consoler ? Peut-être bien. Ou peut-être pas. Elle s'en fichait ! Ou du moins aurait bien aimé s'en ficher. Mais, alors qu'elle songeait à cette mission qu'elle ne pouvait refuser elle sut. Elle ne l'avait pas oublié. Elle ne l'oublierait jamais. Se penchant et déposant sur la tombe un baiser de la main elle y déposa aussi des lettres. Toutes celles qu'elle écrivait à ses parents décédés. Assassinés par cet homme qu'elle savait l'observer et l'attendre. Kendrick. Fermant les yeux elle murmura alors

Tu avais raison Maman... Son cœur on le donne souvent à celui qui nous as offert notre premier baiser. Je l'ai fait aussi... Et, aujourd'hui, je dois tuer cet homme... Maman... Je ne le pourrais jamais ! Tuer Alexandre ? Ne serait-ce pas comme me tuer moi-même ?
puis, se relevant, regardant vers son époux elle murmura, pour elle-même cette fois Tu as tué mes parents Kendrick... tu m'as rendue plus morte que vivante... Je ne te laisserai pas le tuer lui aussi ! Jamais !

Et peu importait bien le prix à payer.
BEHIND THE SCREEN
Pseudo : Folle dingue est celui qui revient le plus souvent sur vos lèvres
Âge : je sais plus je plane
Comment avez vous connu le forum : comme la dernière fois ?
Un dernier mot : Le premier qui m'appelle Titine je le bouffe ! Il n'y a que de lui que je le tolère... et encore !


Dernière édition par Faustine M. Everett le Ven 29 Nov - 14:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Jeu 28 Nov - 16:41

Re bienvenue !  
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MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Jeu 28 Nov - 16:43

Rerererererererere *reprends son souffle* rebienvenue, frangine
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Le doudou d'un Lapinou
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Le doudou d'un Lapinou
MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Jeu 28 Nov - 16:48

Merki fois douze à vous deux mes amours

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MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Jeu 28 Nov - 16:52


Re-bienvenue ma chouchoute alien d'amour !  
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J'adore peler les têtes d'oignon
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MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Jeu 28 Nov - 16:58

Et comme il y a que Thina qui peut papouiller Lex

Merciiiiiiiiiii mon Chouchou d'amour alien avec des antennes

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Nephilim
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MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Ven 29 Nov - 8:59


Bienvenue ma petite Titine  
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Le doudou d'un Lapinou
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Le doudou d'un Lapinou
MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Ven 29 Nov - 9:06

*gasp*
*manque de s'étouffer*
* ouvre de grands yeux *

Merkiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Alex
Et m'appelles plus Titine

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Nephilim
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MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Ven 29 Nov - 9:14


J'fais ce que je veux, t'es à moi  
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Le doudou d'un Lapinou
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Le doudou d'un Lapinou
MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Ven 29 Nov - 9:18

...

Dans tes rêves !
Faut grandir le barjot ! Je n'appartiens à personne...
Ta mère t'a jamais dit que l'esclavage c'était fini ?


(Ca promet en rp dis moi... )

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PNJ/MJ
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PNJ/MJ
MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Ven 29 Nov - 14:15

Comment résisté a un nouveau personnage aussi touchant ma douce.  

  Personnellement je ne peux pas, c'est donc avec un immense plaisirs que je te valide.  

J'ai hâte de te voir la jouer et surtout d'avoir des liens avec cette petite merveille    
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Le doudou d'un Lapinou
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Le doudou d'un Lapinou
MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Ven 29 Nov - 14:19

Merci beaucoup namour et savoir qu'il vous plait à Chouchou, Frangine et toi ça me fait trop plaisir

Quand tu veux pour le rp
Je t'aime

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Nephilim
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Nephilim
MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Ven 29 Nov - 14:37


Magnifique ! Y a rien d'autre à dire  
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Le doudou d'un Lapinou
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Le doudou d'un Lapinou
MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE] Ven 29 Nov - 15:19

MErci mais vu que j'ai lu la tienne ... la tienne est mieux Lapinou :ccute:

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MessageSujet: Re: M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE]

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M - Mon passé je l'ai enterré. Toi ? Pas encore... [FINIE]

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