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 M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme)

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Mage blanc
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Mage blanc
MessageSujet: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Sam 20 Sep - 22:24




Lewis McCarthy



Who Am I ?DEAL WITH MY MOOD



ECRIRE 200 MOTS

Le caractère de Lewis en deux-trois mots ? Compliqué, ça... De prime abord, il faut parler d'une personnalité contradictoire, prise entre l'envie de bien faire, d'une bonté exécrable, et d'un autre côté un je-m'en-foutisme particulièrement poussé. C'est en tout cas une certaine nonchalance qui dénote du personnage en question, mais ce flegme n'est-il pas simplement un masque, finalement ? Car, au fond, Lewis est enclin à une vive mélancolie. Homme d'action, mais surtout grand sensible, il vit par la procuration d'un passé qu'il réinvente, sans cesse magnifié. Autre paradoxe : il est très généreux, mais n’hésite pas à piocher dans la générosité – inexistante – des gens, quitte à venir s’installer chez eux à l’improviste… Héroïque et courageux, il l’est, et pourtant il est resté les dernières années bien pantouflard aux Etats-Unis. Et de même qu’il est fort, il est également fragile. Car c’est la meilleure façon de décrire Lewis. Il est à a fois une chose et sa négation. Mais sa recherche éternel de bien faire mêlé à de brusques moments de léthargies tel un Sherlock Holmes – et sans prendre d’opium s’il vous plaît – font de lui un personnage bien étrange. C’est donc dans cette optique qu’il faut l’aborder (ou plutôt le fuir) avant qu’il ne se prenne d’amitié pour vous, ou qu’au contraire il vous haïsse puisque c’est une ennemi redoutable. Bien que d’apparence sans danger, Lewis est réellement coriace dans son genre.
ECRIRE 600 MOTS

~Partie 1~
Où il est question d'un retour
1998-2001
Monsieur Littledick était un petit homme bien comme il faut, qui avait amassé et hérité assez d'argent dans sa vie pour se construire un petit palace dans un coin reculé; le tout pas trop loin de New-York.
Il portait de petites lunettes, une minuscule valisette, un ridicule borsalino; et toujours nerveux, il fixait sa montre comme s'il était en attente d'une échéance importante.
Toute la journée, il alignait des nombres sur une feuille de papier, additionnant millions par millions et le soir il revenait chez lui, proche de l'état du zéro. Pourtant, il ne faisait pas partie de ces 1 qui ont l'ambition de devenir 2. La solitude lui convenait bien; il avait trouvé une certaine compagnie dans les chiffres qu'il recomptait. C'est un fait connu de tous, l'homme n'a pas inventé les mathématiques pour se faciliter la vie mais pour se sentir moins seul.
Il comptait donc, encore et encore, et il regardait le nombre de zéros qui garnissaient son compte en banque avec une lueur béate dans le regard. Puis, il se couchait, satisfait.
***
1998
Un jour, ou plutôt un soir, monsieur Littledick rentrait dans son domaine en conduisant sa petite auto.
Les grilles s'étaient refermées toutes seules à son passage et, chose étrange, constata notre personnage, celles-ci avaient été ouvertes avant son arrivée. Comme c'était une boule de nerf qui s'épanouissait dans la répétition coutumière de son quotidien, ce détail insignifiant l'irrita d'abord et ensuite l'effraya réellement.
Il arriva dans sa maison en brandissant son New-York Times comme une batte de base-ball et après avoir sillonné trois fois les pièces de son immense maison, après avoir été jusqu'à fouiller les tiroirs de sa commode, alors il se détendit et voulut se préparer un thé.
Dans la cuisine, une théière fumait abondamment et juste à côté se tenait un grand bonhomme dans un peignoir blanc. Il y avait dans ses yeux tout le je-m’en-foutisme de la terre.
- Ah ! dit-il d'une voix chaude. Monsieur Littledick, c'est un plaisir de vous rencontrer. Je suis Lewis McCarthy, celui qui a répondu à votre annonce.
Il avança en tendant sa main.
Même en souriant il avait l'air de se foutre de tout.
- L'annonce ? balbutia Littledick en rentrant sa tête dans ses épaules. Quelle annonce ?
Il haussa un peu le ton:
- Quelle annonce ? bon sang de bonsoir !
- Celle que vous avez mise dans le journal, où vous invitiez des personnes à vivre en votre compagnie, pour chasser la solitude.
Bon gré mal gré, Lewis agrippa la main du petit homme et il la secoua gentiment. L'autre la retira avidement et explosa soudain dans les aigus:
- Monsieur, vous prenez vos aises, déjà, dans votre peignoir ! et vous... et vous n'êtes pas invité à séjourner ici ! Partez ! avant que je n'appelle la police !
- Allons, allons...
Lewis recula d'un pas.
- N'arrivons pas à ces extrémités, monsieur Littledick. Et puis, mon épouse et son amie sont en route en taxi, en ce moment même; elles rapportent toutes les valises, voyez-vous ? Je suis sûr que vous vous entendrez à merveille avec Scarlett, ma femme; quant à son amie, Lisa, c'est un vrai sucre d'orge !
Malgré une suite d'arguments implacables, Littledick n'en appela pas moins la police, et lorsque deux officiers baraqués se présentèrent, Lewis ne se sentit pas pour autant en danger. Il proposa même aux nouveaux arrivants de prendre du thé. Les glapissements de Littledick n'y changeaient rien.
Lewis montra calmement aux forces de l'ordre l'annonce faite dans le journal et, naturellement, Littledick nia l'avoir écrite.
- Je n'ai pas les contrats que nous avons signés pour emménager ici mais ma femme arrive avec, bientôt, assura Lewis en finissant son thé.
Ensuite, il s'alluma trois cigarettes qu'il fuma en même temps.
Le taxi arriva en trombe et laissa ses passagères se dépatouiller avec leurs valises.
Scarlett était une femme en pleine cinquantaine et qui respirait une beauté stricte et sévère. Ses cheveux bruns commençaient à griser discrètement, mais elle n'était pas de ces femmes dont le poids des années pourrait rendre disgracieuse. Elle savait manier les sourires de circonstances et maîtriser un timbre de voix à la fois digne et intéressant.
Au contraire, son amie, Lisa, était excentrique et pimpante. Elle était un peu plus âgé, un peu plus ronde et, sans être jolie, entretenait un je-ne-sais-quoi de charmant dans ses traits. La vérité, c'est que sans son sourire, elle aurait été bien seule.
Elles entrèrent. Lewis les embrassa sur les deux joues et les présenta aux autres:
- Scarlett, ma femme; Lisa, sa maîtresse.
Littledick, mais aussi les deux policiers firent les yeux ronds en gobant ces informations aussi abruptement. Tous firent semblant de ne rien avoir entendu et Lewis supposa que cela ne les dérangeaient pas.
***
1999
Littledick n'était plus que l'ombre de lui-même.
Il avait les yeux vides.
Il sirotait un café empoisonné par une dizaine de morceaux de sucres. L'année précédente avait été un véritable désastre et il n'était pas encore sûr de saisir ce qui lui était tombé dessus.
Voilà qu'un type proche des soixante ans était débarqué en compagnie de deux femmes d'un âge similaires. Lewis passait ses journées en peignoir et garnissait sa bouche de clopes fumantes et il passait son temps à sauter dans la piscine. Même quand il avait une cigarette coincé entre les lèvres, il plongeait nonchalamment, si bien qu'on retrouvait toujours plusieurs dizaines de mégots à peine entamé dans le filtre de la piscine.
Ce même homme semblait très amoureux de sa femme et lui prodiguait tous les petits soins; cependant, il dormait seul tandis que Scarlett et Lisa partageaient jusqu'à leur lit.
Ces bizarreries dépassaient Littledick qui avait demandé à ses trois hôtes à quoi tout cela rimait. Les trois furent toujours évasifs dans leurs réponses. Lewis se présenta tout au plus comme un chevalier courtois, ce qui n'était pas tout à fait faux.
Evidemment, si toute l'étrangeté de l'affaire avait résidé dans ces relations biscornues, Littledick aurait pu s'y habituer.
Mais monsieur McCarthy recevait quantités de gens important dans le salon, toujours en peignoir, et on priait alors fort courtoisement Littledick de quitter la pièce. Mais des quelques bribes de paroles qu'il avait entendu, il en était resté perplexe.
Il était question de magie - mais aux inflexions de leurs voix, Littledick avait l'impression que c'était plus sérieux qu'un spectacle de Houdini - et souvent il était question d'une guerre - mais laquelle ? - et dont Lewis se plaignait de ne pas avoir participé.
- Voyons, mon bon ami, sermonnait Scarlett, vous étiez encore à vous rétablir de votre maladie l'année dernière ! Vous êtes encore fragile aujourd'hui, d'ailleurs...
Lewis protestait en disant que ce n'était pas une excuse et Scarlett finissait en disant qu'il avait été dans le coma la moitié du temps et qu'il n'arrivait même pas à marcher quand il était éveillé.
Evidemment, c'était le genre d'argument imparable. Sauf qu'on sentait bien que Lewis n'était pas convaincu pour autant.
Ils poursuivaient généralement la conversation en disant que même si "Tu-Sais-Qui" était mort, l'idéologie des "mangemorts" était toujours aussi vivace.
- Il faut se tenir sur nos gardes, évidemment, Lewis, mais pour le moment, tout va bien; et je pense qu'on a du répit pour un petit moment. Deux guerres, ça fatigue, donc bon...
Mais comme on dit, jamais deux sans trois, concluait intérieurement Lewis en servant le thé.
***
2000
Un matin, Littledick reçu l'appel téléphonique d'un ancien collègue; presque un ami pour ainsi dire !
Cela faisait un petit moment qu'il avait rendu sa démission. Plus de chiffres, il n'arrivait plus à les digérer tout en gérant la présence intempestive de ces trois hôtes atypiques.
Il était persuadé, Dieu sait pourquoi, qu'ils étaient à l'origine de cette petite annonce passée dans le journal deux ans plus tôt.
- Mais pourquoi tu ne les expulses pas ? lui demanda son ami à l'autre bout de la ligne.
- Oh ! j'y ai pensé, évidemment, soupira Littledick. Je me suis entouré de requins avocats, mais tu vois le résultat...
- Tu devrais travailler, ça te ferais du bien. Mais pourquoi tu n'as pas pu les expulser ?
- Figures-toi que... je ne sais pas comment c'est possible, mais l'acte de vente se trouvait dans le compte en banque de Lewis McCarthy (l'un de ces fous qui vit chez moi), et un juge a certifié que mon domaine lui appartenait...
Ils parlèrent encore pendant un moment, de cela et d'autres, des petits tracas occasionnés en conséquence.
Lewis, par exemple, était très généreux avec Littledick à partir du moment où il avait réussi à disposer de son compte en banque.
On n’est jamais aussi généreux qu'avec l'argent des autres.
Et les fonds du compte en banque de Littledick chutèrent drastiquement au fil des mois.
***
2001
Un matin, une lettre arriva. Par un hibou.
Lewis était intrigué. L'écriture ne lui était pas familière et d'un autre côté cela avait l'air assez important. Hissé sur le plongeoir, deux cigarettes dans la bouche cette fois, il décacheta d'une main sûre l'enveloppe.
C'était important.
Naturellement, la missive arrivait le jour où Scarlett et Lisa s'absentaient. On était fin août et les deux femmes avaient décidé de passer une semaine sur la côte. Lewis, quant à lui, n'était guère friand de ce genre d'escapade. Non pas qu'il n'eut pas soif d'aventure, mais se tremper les pieds dans l'eau ne lui semblait justement pas très palpitant.
- Parce que plonger une dizaine de fois par jour dans une piscine pleine de mégots et plus palpitant, sans doute ? avait demandé Scarlett qui tenait à ce que Lewis les accompagne.
Il faut dire que depuis les bancs de l'école, Lewis et Scarlett ne s'étaient pas quittés; si Jimmy et Dolly n'avaient pas sombré dans un fanatisme obscur pour Voldemort, sans doute seraient-ils tous là dans le palace de Littledick.
Bref, si Scarlett se comporta en grande dame comme à son habitude, elle fut réellement blessée de voir que Lewis ne prenait même plus la peine de la suivre.
Lewis avait donc besoin de la consulter et il savait qu'elle avait laissé un numéro sur un bout de papier, au cas où il souhaiterait la rejoindre. Il mit deux heures avant de le retrouver et il mit un bon cinq minutes pour composer le numéro. Il faut dire qu'il utilisait le téléphone pour la première fois.
Scarlette répondit dès la première sonnerie, comme si elle attendait son appel. Toutefois, l'inflexion de sa voix était plutôt agacée dans un premier temps; il le fut davantage lorsque Lewis lui expliqua la nouvelle.
- Quoi ? dit-il, un peu courroucé. Je te parle d'une opportunité incroyable et tu dis que tu resteras dépérir aux Etats-Unis ? Bon, évidemment, j'aurais ma fille sous mes ordres, ce qui n'est pas forcément très... bon, je... mais écoutes un peu voyons ! Quoi ? Mais non, je ne quitterais pas mon peignoir pour travailler ! D'ailleurs, ce sera dans les termes de mon contrat. Si ! Peut-être que je mettrais une cravate le dimanche pour être plus chic dans mon peignoir, mais c'est tout ! Je... C'est toi qui n'es pas raisonnable, Scarlett.
Evidemment, pour toute personne extérieure, la conversation aurait pris des allures de post-divorce. Mais ces petites disputes n'étaient en réalité qu'affectueuses. Déjà en préparant les potions ensembles, sur les bancs de l'école, Lewis n'hésitait pas, par exemple, à couper les langues de salamandres de travers, juste pour agacer le côté perfectionniste de son amie.
- Ecoutes, ce Jeremiah m'offre un poste de directeur d'aurors d'élites; donc je vais accepter séance tenante. Et je t'invite à me suivre. A Londres, on emménagera chez un autre type, d'accord ?
Et c'est ce qu'ils firent.
Et vous savez quoi ? On autorisa Lewis à travailler en peignoir au ministère de la magie. Tout à fait !
Ah ! et pour conclure cette partie: Littledick fut soulagé d'apprendre que Lewis, Scarlett et Lisa s'en allait, mais le fut beaucoup moins lorsque le futur directeur des aurors d'élites lui certifia qu'il avait vanté les mérites de la maison à tous ses amis - squatteurs également par nature.
~Partie 2~
Où il est question d'une descente vers les enfers
1981-1998
15 septembre 2001
Lewis regarda avec circonspection les manchettes de son veston tandis que l'allure du train prenait un rythme de boogie-woogie. Lisa remarqua en riant que ça ferait bientôt quarante ans qu'elle ne l'avait pas vu autrement que dans son peignoir.
- Eh ! bien ce sera certainement la dernière fois aussi, répondit Lewis avec légèreté, bien que se sentant mal à l'aise.
- Pourtant ça te va bien.
- Je sais, mais sans mon peignoir je me sens tout nu...
- Allons donc, comme si tu ne t'en fichais pas, intervint Scarlett en souriant. La plupart du temps tu ne laisses même pas ton peignoir fermé.
- Ah bon ? Qu'importe !
- En tout cas ça te feras du bien de reprendre un peu du service, depuis le temps...
Oh oui, ça faisait un petit moment que Lewis n'avait pas fricoté avec les forces du mal. Pourtant, il avait à son actif une carrière généreuse en rebondissement; personne n'aurait osé dire qu'il avait été mauvais auror ou avait mérité d'arrêter brusquement toutes ses activités au moment où il montait d'une façon spectaculaire dans la hiérarchie. Bon, en fait il était au point mort dans sa carrière et c’était pour cette raison qu’il avait démissionné, mais chut !
1981
Au sommet de sa gloire, Lewis était promis à gravir jusqu'au nuage, du haut de ses trente-huit ans. Il faisait partie de ceux qui étaient restés intègres dans des moments troubles. Cette décennie où avait régné la corruption, la torture, les menaces... tout était fini, anéanti par la seule force d'un gamin qui portait encore les couches.
C'était une période de procès, d'accusations diverses et toutes les personnes qui étaient soupçonnés d'avoir collaboré de près ou de loin avec les mangemorts passaient devant le jury du magenmagot.
De manière générale, Lewis n'avait pas voulu voir ni se mêlé à cette masse de gens, pris d'une curiosité morbides pour ces visages qui les avaient terrorisés.
Seulement, il y alla deux fois. Rien que deux fois. Pour voir des personnes qui avaient été ses amis, sa force, sa joie; qui n'étaient plus que ses peines. Jimmy. Dolly. Jimmy et Dolly, couple de l'obscurité. Oh ! il n'avait jamais voulu croire en leur embrigadement: ils étaient trop beaux pour être méchants, pensa-t-il mièvrement au début de la vingtaine. Et puis... et puis non, Jimmy avait toujours été en constante rébellion, Dolly avait toujours incarné la douceur, ce n'était pas possible, ce n'était pas eux. Ce n'était plus eux.
Dans la foule, donc, Lewis avait attendu, regardé Jimmy, fixé comme c'est pas permis en espérant que leur regard se croise. Son ami aurait alors baissé les yeux  et compris l'ampleur de ses erreurs. Oh ! non, il n'aurait pas ricané alors pendant l'annonce de sa condamnation au baiser du détraqueur. Il aurait pleuré, supplié qu'on l'épargne, sangloté qu'il n'avait pas compris alors ce que tout cela voulait dire. Il aurait dénoncé dix, vingt, trente mangemorts plutôt que de se résigner au pire des supplices !
Surtout, il ne l'avait même pas vu lui, son ami...
Tout ça était fini.
Et puis, deux jours après venait le jugement de Dolly. Elle paraissait si faible, comme elle l'avait toujours été, mais là elle tremblait tout le temps, et sa voix n'était plus q'un murmure incohérent.
Un sourire ironique naquit lorsqu'elle vit Lewis. Toujours en peignoir mais avec une cravate s'il vous plaît. Elle en reprit ses couleurs.
Elle leva la tête dignement vers la mine sévère de Dumbledore et bêla:
- Je suis désolée... si désolée...
La foule s'attendrissait. Après tout, elle ne devait pas être si mauvaise.
- Je suis si désolée de ne pas avoir tué plus de sang-de-bourbe !
Elle avait dit cela en regardant Lewis dans les yeux et en tordant sa bouche pour sourire, mais était-ce un sourire ? était-ce un rictus ? c'était bien davantage la moquerie. Il faillit tomber à la renverse; mais n'avait pas d'espace pour tomber de toute façon.
***
1985
Lewis lâcha la lettre du testament avec un certain dépit.
Ses parents ne lui avaient presque rien laissé. Tout irait à sa fille qui était manifestement "plus raisonnable". C'était leurs mots.
Quelle blague.
Tués dans un accident; c'est-à-dire par un dragon mal maîtrisé. Et Lewis s'en foutait.
Evidemment, Olympe adorait ses grands-parents, sans doute parce qu'ils avaient passé un temps infini à médire au sujet de Lewis, renforçant l'opinion négative d'une fille de plus en plus distante.
Elle était riche comme Crésus. Et puis lui ?
"Vous dilapidez tout, mon fils", lui avait dit son père, un jour. Vieux con. Tout ça sans doute parce que Lewis avait assumé son identité toute entière dans un monde à la veille d'un déluge de libération des mœurs - du moins pour les moldus.
Sa maîtresse lui embrassa la joue. La mère d'Olympe. Un modèle de patience et de vertu.
Une sourde, aussi. Au début, ils avaient peur de ne pas très bien s'entendre. Michelle qu'elle s'appelait. Olympe l'aimait davantage; c'est-à-dire qu'elle la détestait moins.
Michelle acceptait d'habiter avec Scarlett et Lisa, mais il est vrai qu'il y avait toujours eu des tensions. Comme ça. On peut pas l'expliquer.
Querelles de femmes, pensait Lewis en enfilant son peignoir. Mais ça pouvait dégénérer.
A l'époque, Lewis déprimait trop pour s'en rendre compte. Il avait lu simultanément à trois semaines d'intervalles dans le journal que Jimmy et Dolly avaient subi le baiser du détraqueur.
Et on commençait à médire sur le héros qu'il avait été. Oh, c'est vrai, monsieur, ce McCarthy avait été du bon côté sans doute, mais on avait très certainement exagéré sa participation. Du bon côté, dites-vous ? voyons, voyons, une personne comme ça qui pleure la perte de mangemorts comme ces crasses de Jimmy A... et Dolly R..., voilà qui fait douter de son action passé, non ? A qui le dites-vous; et comment croire en quelqu'un qui bosse en peignoir, n'est-ce pas ? Je n'osais pas le dire, mais c'est vrai que cette bizarrerie s'ajoute au reste...
Etc.
Nous vous laissons imaginer tous ces regards convergeant, plus bêtes qu'humains que Lewis subissait au quotidien. Sans compter, bien sûr, ces bribes de conversations qu'il avait écoutées et qui lui avait donné l'impression d'être très vide. Jamais il ne pleura, mais il conserva de ces années un goût amer. Incontestablement, Lewis aurait voulu pleurer, plus d'une fois. Se laisser aller aux larmes n'était pas pour lui un acte honteux, cependant il n'y arrivait pas. Il s'en était foutu des gifles devant un miroir, mais voilà, il n'y arrivait pas.
Et les années s'écoulèrent.
***
1987
- Je n'en peux plus, Lewis, le comprend-tu ? lui demanda Michelle, un jour, au comble de la désespérance. Tu rentres de plus en plus tard, mais je sais que ce n'est pas ton boulot.
- Je ne bois pas, répondit-il en s'allumant une cigarette.
- Je sais, je sais.
Elle lui caressa les cheveux. Ils étaient dans le lit dans la lumière d'un lampion dans l'accalmie. Dans.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?
- J'erre dans les rues.
- Tu t'ennuis ?
- Toujours.
- ...
- Je joue.
- Tu joues ?
- Les gens sont drôles. Ils me regardent à cause de mon peignoir, mais c'est moi le moins fou. Je marche et j'essaie de voir dans ces visages une lueur de lucidité.
Michelle regardait les lèvres de son amant bouger. En un sens, elle ne pouvait pas entendre les mots: elle les voyait. Curieux.
- Lewis chéri, dis-moi... c'est quand qu'on en est arrivé là ?
- Où ça, là ?
- Là. A vivre chez un vieil aristocrate anglais qui ne nous a rien fait.
- Pas envie de dépenser pour une maison.
- A se faire haïr par notre fille de onze ans, qui vient d'entrer à Poudlard...
- On n’est pas très présent.
- Tu n'es pas très présent. Et quand est-ce qu'on a été heureux ?
Lewis ne répondit rien. Il fixa le plafond.
Ils se rendormirent un moment.
Puis Lewis lui dit qu'il démissionnerait le lendemain.
- Tu l'as promis une demi-douzaine de fois...
- Et alors ?
- Ce sera la septième.
Et ce fut la septième, effectivement.
Et il y en aurait une huitième, aussi, mais définitive, celle-là.
***
1989
Lewis avait piétiné à son poste d'auror, sans espérer monter plus avant dans la hiérarchie. Il ne travaillait plus avec l'acharnement qu'on lui avait connu. Il survivait, il faisait les choses, mais le coeur n'y était pas.
Un jour, son chef le convoqua et ils parlèrent longtemps. Il lui proposait le genre d'arrangement où personne ne perdait la face: un poste prestigieux ailleurs. Se faire mettre à la porte des aurors joliment, quoi.
Lewis sourit. Pas moyen d'y échapper.
Il démissionna.
***
Scarlett, Lisa, Michelle et Lewis prenaient le thé dans la cuisine du vieil aristocrate anglais - lequel se séquestrait lui-même dans sa chambre plutôt que de croiser ses intrus.
- Eh bien, c'est super, on perd un appui financier, pesta Scarlett.
- On en avait perdu un aussi quand tu as abandonné ton commerce avec Lisa, remarqua Lewis en souriant.
- La mauvaise foi ! intervint Lisa. C'est toi qui a insisté pour qu'on l'abandonne...
- Et puis ça n'a rien à voir, là, dit Michelle, à l'époque on pouvait se reposer sur tes moyens financiers.
Scarlett et Lisa se tournèrent vers elle, visiblement étonnées qu'elle prenne leur défense. Pourtant, Michelle était plutôt impartiale, dans son genre.
Il faut dire qu'elle en avait un peu marre du délire Lewis, de son mode de vie, de son peignoir, de ses réflexions, de ses absences qui devenaient une sorte d'omniprésence silencieuse, de ses présences qui au fond n'y changeait pas grand-chose... Lewis était immature. Il avait toutes les qualités du monde, mais il n'avait jamais réussi à se comporter comme il l'aurait fallu.
- Bon, mais toi tu travailles, Michelle, et on vit sur le dos de quelqu'un: je ne vois sincèrement pas ce que ça pose comme problème, dit Lewis.
- Le problème ? s'emporta Lisa. Le problème c'est que tu prends des décisions Lewis, depuis une vingtaine d'années et qu'on doit en subir les conséquences !
- Voilà, tu aurais dû nous en parler, nous le dire, avant de rendre ta décision, approuva Scarlett.
Lewis soupira.
- J'imagine que je dors sur le canapé, ce soir ?
***
1992
Lewis,
Je suis consciente que cette lettre va te faire un choc. J'ai mis longtemps à m'y résoudre, c'était difficile. Et cette manière de partir, précipitée, est inélégante. Pardonne-moi, je t'en prie. Quand tu étais là, en face de moi, je ne pouvais me résoudre à te dire "tout est fini".
Olympe s'est enfuie, elle a seize ans, elle peut s'occuper toute seule d'elle-même; c'est ce que je fais aussi. Je ne te quitte pas pour tomber dans les bras d'un autre homme. Pour moi, tu seras toujours mon unique amour - sans vouloir plonger dans un ton gnangnan que nous supporterions mal tous les deux.
Je t'aime, c'est incontestable, mais tu es impossible à vivre.
Je pensais que ces trois dernières années après ta démission nous permettrait de nous retrouver, de te retrouver comme cela avait été le cas il y a tellement longtemps déjà, alors que le monde sorcier se déchirait et que dans la masse un mec en peignoir se détachait du lot. Souriant et inconscient.
Pourras-tu seulement me pardonner ?
Voilà, tu me diras sans doute: tu viens d'avoir quarante ans, tu as ta petite crise, voilà tout. Eh bien non, ça fait trois ans que j'y réfléchis, tu vois. Et tu me connais, je n'agis jamais qu'en étant sûre de moi.
Je ne reviendrais pas en arrière.
Ne pleures pas mon départ, retrouves-toi quelqu'un qui puisse profiter de ta monstrueuse bonté,
Michelle.
***
1992-1998
Il est difficile de prendre les années suivantes de manière individuelle. Non pas qu'elles ne furent pas riches en événements, au contraire, mais la meilleure façon de les représenter et de les montrer telle que Lewis les a vécu.
Il faut d'abord savoir que le départ de sa fille, à 16 ans seulement, lui fit un choc. Pourtant, on ne peut pas dire que les deux s'entendaient franchement bien.
Alors vous imaginez quand il découvrit la lettre de sa maîtresse, de son amour, du souci de ses nuits, comme il en fut peiné !
Il tomba malade d'amour. Bien sûr, les médecins ne le comprirent pas. Encore moins les guérisseurs. On lui donnait des médicaments ou des potions; il devenait un légume.
Puis, il tomba malade sérieusement. De quoi ? qui saurait le dire.
De ces six années, Lewis les vécus un peu comme un comateux. Et quand il fut guérit de vivre, que le suicide ne lui apparut plus comme la solution à tous ses maux, alors il partit aux Etats-Unis avec Scarlett et Lisa. Partir loin des souvenirs, cela semblait la solution idéale, en vérité...
~Partie 3~
Où il est question d'amour et de sang versé
1970-1981

Lorsque la guerre débuta, Lewis était déjà un sorcier confirmé. Il avait passé une partie de sa formation à combattre des momies dans les pyramides d'Egyptes, ou à vaincre des groupes de vampires en Europe de l'est. Suite à quoi il avait été admis auror et sa condition d'homme en peignoir fut rapidement admise.
Cette période sombre fut pourtant sans doute l'une des plus belles pour Lewis puisqu'il rencontra Michelle, l'amour de sa vie, tandis que les meurtres, les disparitions, les massacres de nés-moldus se faisait à la pelle.
C'est tout naturellement qu'il rejoignit l'Ordre du Phénix et il fut d'une grande aide, quoique préférant souvent agir seul.
1972
C'était un manoir au crépuscule. Le ciel crachait des éclairs de clarté. Là, dans un fauteuil, Lewis était assis devant un feu crépitant, et à côté de lui se trouvait deux hommes ligotés.
- Bien sûr, je pourrais vous achever immédiatement. Ce serait plus humain. Mais j'imagine que vous deviez vous-même éprouver une sorte de plaisir tout Sadien dès que vous disposiez d'innocents sorciers entre vos griffes...
Lewis sortit un fer rouge des braises rougeoyantes et se tourna vers les deux mangemorts terrorisés. On lui enjoignait la pitié et il rit sarcastiquement.
- Allons, souffrez dignement, messieurs... A moins qu'il n'y ait une alternative ?
Deux paires d'yeux le fixèrent avidement.
- Oui, évidemment, si vous me donniez des informations sur votre nid de vipères malpropres, je pourrais vous livrer à la justice, plutôt...
Jamais on ne voulut tant bavarder, livrer les informations les plus diverses. Mais leur erreur fut sans doute de donner le seul nom qu'ils connaissaient vraiment. Jimmy.
- Vous mentez ! explosa Lewis.
Il ne voulut pas croire.
Il leur fit subir les pires supplices.
Ils avouèrent en alternance qu'ils avaient menti, puis qu'ils avaient dit la vérité, si bien qu'eux-mêmes finirent par ne plus être certains.
Finalement, Lewis les acheva avec un AK-47...
1975
Cela faisait deux ans qu'il l'avait rencontré. Ils allaient se marier. Bon, ce ne serait pas officiel, parce que Lewis était déjà engagé avec Scarlett. Mais le couple tint à faire une petite cérémonie pour marquer le coup.
Dans ce monde de chaos, quelque part, dans un réfectoire abandonné depuis des siècles, deux jeunes gens dans la fleur de l'âge se faisaient mille promesses d'éternité.
L'éternité serait éphémère...
Michelle portait une rose dans sa chevelure; Lewis - ô miracle sans nom - avait noué une cravate à son cou.
Ils souriaient, riaient; demain la chasse reprendrait. Qui était la cible ? On ne savait plus trop.
Lewis poursuivait les mangemorts avec une soif de barbarie et repartait souvent bredouille; s'il faisait une bonne prise, il ne perdait pas de temps dans la mise en scène et expédiait le tout, sinon c'est lui qui risquait presque tout le temps d'y passer.
Jamais Lewis n’avait songé qu'il pouvait mourir. A chaque fois, il s'en était tiré. Il avait même sauvé Michelle, au passage. Pour rencontrer une femme, il n'y a pas mieux que de la sauver d'une horde d'enfoirés...
Ils souriaient.
Ils allaient avoir un ange l'année suivante: c'est sûr, elle les aimerait !
Ou pas...
1976
Ce n'était pas tout à fait courant, à l'époque, de voir un père assister à la naissance de son enfant. Aussi n'en fit-on pas le reproche à Lewis lorsqu'il partit pour une durée indéterminée pour combattre.
Lewis était dans son appartement avec un compagnon qu'il s'était dégotté quelques semaines plus tôt. Il n'était même pas vraiment sûr, mais on ne voulait plus qu'il parte seul. Maintenant qu'il avait fait ses vœux avec Michelle, partir en solo n'était plus possible. Il n'avait pas le droit de mourir.
- Bien, si je résume bien, une dizaine de mangemorts doivent se retrouver sur la place centrale demain ?
- Oui, c'est ça, Lewis.
- Une dizaine... ça n'est pas très précis...
- On est que deux, Lewis...
- Oui, bien sûr, on va faire appel à l'Ordre... ça m'embête, c'est le genre d'information où il faut le moins de personnes au courant.
Un hibou entra, porteur de la bonne nouvelle.
Lewis sourit en lisant son contenu et son interlocuteur le félicita.
- Oh ! tu sais, Lewis, on pourra se passer de tes services, tu sais ?
- Quoi ? Mais il n'en est pas question ! Je verrais ma fille dans deux jours... ça me donnera même du courage de penser que je la verrais après.
- Comme tu voudras.
Embrigadé dans une suite d'attaques comme des feux de pailles, Lewis ne vit sa fille que trois semaines plus tard...
Peut-être, inconsciemment, Olympe lui en voulu pour cette venue tardive. La guerre, de toute manière, se déroula de la sorte: Lewis brilla par son absence.
Et la victoire en 1981 n'y changea pas grand-chose.
~Partie 4~
Où il est question d'un peignoir
1961-1969 (décidément une bonne année...)
1961
Ils étaient sortis de Poudlard plein d'espoir et de jeunesse. Mais, seul, dans un coin, Scarlett ne pu retenir quelques larmes. Pas qu'elle était émue à l'idée de quitter la vieille bâtisse; les vieilles idées, mais qu'elle venait d'apprendre que ses parents la mariait à un imbécile. Mais comme il était riche et de sang-pur, ça gommait sa débilité sur le papier.
Aussi romanesque que cela puisse paraître, elle était tombée amoureuse de la sœur de l'imbécile.
Et elle pleurait, pleurait sur son sort, sur le sort de l'humanité qui en était encore à foutre des gens mal arrangés sous prétexte que c'était pour le mieux.
***
Voilà, c'était le soir.
Scarlett s'était isolée dans sa chambre dès qu'elle était arrivée dans la grande maison de sa famille. Personne ne s'était dit bonjour.
Vers 21 heures, la pluie commença à toquer au carreau.
A 22 heures, c'est Lewis qui lança des cailloux contre les vitres. Il avait une proposition à lui faire.
Il monta comme un chamois contre la paroi et, trempé comme on peut l'être après avoir marché une heure dans les landes boueuses d'Angleterre, il mit un genou contre le sol.
Scarlett sourit malgré elle.
- Scarlett, veux-tu m'épouser ?
Elle échappa un petit rire, puis quand il lui expliqua qu'il l'enlèverait à sa famille pour l'épouser et ainsi enrayer les plans barbants de ses parents, elle devint tout à fait sérieuse.
- Tu... tu le ferais vraiment ? demanda-t-elle, incrédule.
Lewis était monstrueusement gentil.
Il devait l'enlever quatre semaines plus tard.
D'ici là, il devait commencer à porter de façon discontinue son peignoir...
2001
Chuck était un psychiatre atypique.
Il ouvrit en grand les fenêtres de son bureau pour y chasser l'odeur de drogue qui y régnait en permanence. Un type, au ministère, lui avait conseillé de ne pas fumer durant les séances s'il souhaitait se hisser réellement dans le monde sorcier. Sage conseil, pensa-t-il. Et il se roula un autre pétard.
Lewis entra dans la pièce, toujours revêtu de son peignoir.
- Bien le bonjour, fit Chuck d'un ton aussi reposé que son derrière dans son fauteuil.
- Bonjour, répondit Lewis en s'asseyant.
- Bon, on va pas tourner autour du pot, ok ? pourquoi vous portez un peignoir ?
- Tout ça remonte à loin...
- Oui, j'ai entendu parler de votre réputation. Apparemment vous le portez depuis... plus de vingt ans ?
- Depuis mes dix-huit ans.
- Autant dire depuis une éternité ! ricana Chuck en se servant une rasade de rhum.
Il s'apprêtait à servir un verre à Lewis mais ce dernier mit une main au-dessus en signe de refus.
- Alors ? pourquoi ce peignoir ?
Lewis prit une grande inspiration et ne sut que dire.
Comment le baron perché d'Italo Calvino aurait pu expliquer lui-même pourquoi il passait sa vie dans les arbres sans jamais toucher le sol ?
Mais il était bien question de révolte, n'est-ce pas ?
Oui, c'était vrai.
Lewis avait fait part d'idées révolutionnaires - pour l'époque du moins - durant le repas et son père avait voulu le rosser. Celui-ci s'était retiré calmement et était revenu en peignoir.
- Tu as dit que personne ne changerait ni n'accepterait le monde dont je te parle ? Eh bien, je ne quitterais plus se peignoir. Plus jamais je ne porterais autre chose qu'un peignoir.
- Ne soit pas ridicule !
Il rit.
Mais beaucoup moins lorsqu'il vit Lewis tenir sa parole, même durant les soirées mondaines.
Puis, moins de trois semaines après cet incident, il disparut.
On reçut une carte où on avait annoncé le mariage avec une certaine Scarlett.
Et Lewis fut rayé du testament dans la même année. Puis, on apprit que Scarlett était une gosse de riche, alors on le félicita.
Peu importe, Lewis menait la belle vie. Il chassait les monstres, vivait avec deux femmes adorables; seul ombre au tableau, sans doute cet événement survenu dans le même temps.
1963
Lewis marchait dans la rue lumineuse d'une démarche lente.
C'était la dernière fois qu'il voyait Jimmy, du moins aussi amicalement. La fin de tout. Quant à Dolly... c'était évident, elle suivrait Jimmy, son idole, sa vie, son abyme. Il n'en serait pas autrement.
Ils avaient été meilleurs amis durant plus de dix ans. Qu'est-ce qui avait changé ? La radicalité de Jimmy, sans aucun doute. Il avait été perdu durant son adolescence, tout comme Lewis d'ailleurs. Et l'un et l'autres avaient fini par trouver des réponses, mais pas les mêmes. Il n'y avait rien d'autre à dire.
Pourtant, ils devaient se revoir encore. Mais ça n'aurait plus aucun sens. Et puis, Lewis ne voudrait pas voir; Jimmy comme Dolly n'admettraient pas ouvertement leur désir d'exterminer.
En somme que dire ? Lewis traversa les sixties avec une certaine insouciance. Il était déçu au début quand il vit que l'amitié solide de quatre personnes n'avait pas tenu, mais il se disait que c'était souvent ainsi.
En somme, il arriva en 1969, comme tout le monde, sans rien se douter de la tragédie qui durerait onze ans.
Notons tout de même que 1969 est une excellente année, et pas seulement pour des raisons perverses - bandes de petits cochon - mais surtout en raison de Woodstock.
Cela n'a rien à voir, mais Lewis est tellement vieux qu'il a vécu à cette époque; et chose curieuse, tandis que les hippies dansaient sur la plage au son de Lovin' you de Minnie Riperton, les sorciers étaient loin des considérations tolérantes et d'ouverture du monde moldu. Ils allaient se murger la gueule à coups de poings, pour résumer la situation.
~Partie 5~
Où il est question de grandir
1943-1960
1943
Après trois morts-nés, monsieur McCarthy avait toute les raisons de s'inquiéter pour l'accouchement de sa seconde épouse. Il avait divorcé de sa première femme parce qu'après tout, quand ça ne veut pas ça ne veut pas. Si la deuxième lui faisait un quatrième bambin morts avant même d'avoir vécu, ils se sépareraient...
Il se rongeait les ongles dans la pièce d'à côté, considérant sa grande bibliothèque avec angoisse. Merlin ! pas une fille, s'il vous plaît ! Il lui fallait un fils, nom de dieu ! Un vrai McCarthy qui suivrait les bonnes manières, l'étiquette... Il serait intelligent sans être insolent, serait un vrai gentleman dans la société sorcière et, avec un peu de chance, marierai une riche fille... Oui, ce serait parfait !
Le guérisseur sortit de la chambre avec un sourire aux lèvres.
- Félicitation ! C'est un garçon !
- Oh ! merci, merci ! fit monsieur McCarthy vers le ciel.
Il entra en trombe tandis qu'on lavait le bébé braillard. Oh ! qu'il était costaud, déjà. Un vrai McCarthy, vrai ! Sûr, il marcherait à la baguette.
Il embrassa son épouse sur son front perlé de sueur et ensuite prit, conquérant, son enfant et le leva au-dessus de sa tête.
- Ah ! mon fils.
On était à Londres. Tandis que l'Europe moldue se déchirait, un peu d'innocence était née dans cette pièce.
Charmant bambin, vraiment, monsieur McCarthy. Merci, monsieur le guérisseur. Besoin de rien d'autres ? Rien, merci. Je repasserais plus tard. Au revoir.
***

De son enfance, Lewis la retient comme heureuse et insouciante. Il était souvent seul dans la grande maison, ce qui ne le dérangeait nullement. Il n'était pas tellement dans son monde, mais enfin un peu quand même. Un peu beaucoup...
Il avait une nounou très aimante, un peu grosse, avec une voix maternelle, des mains douces et un parfum de pomme. Elle lui chantait des berceuses, l'occupait un peu, mais surtout persiflait.
Quand Lewis grandit, on la remercia et elle s'en alla.
C'est vers huit ans qu'il rencontra Jimmy et, naturellement, sa cousine éloignée, Dolly. Immédiatement, un lien fort les souda et ils ne se quittèrent pour ainsi dire plus.
A Poudlard, ils devaient rencontrer Scarlett.
Sans grand suspense, Lewis fut réparti à Poufsouffle, Scarlett à Serdaigle, Jimmy (au grand dam de sa famille) à Gryffondor et Dolly à Serpentard - bien qu'elle eut préféré de loin se trouver avec Jimmy.
Si on pense toujours à un groupe d'amis représentatif d'une époque telle le trio Harry-Ron-Hermione, ou encore James-Sirius-Remus-Peter, il faut penser dans les années cinquante à Lewis-Jimmy-Scarlett-Dolly. Pas qu'ils furent populaire ou quoique ce soit. Mais leur amitié était la plus forte, ou en tout cas le semblait. S'il y avait une emmerde pour l'un, les trois autres rappliquaient quoiqu'ils fassent, s'il fallait féliciter ou fêter l'un d'entre eux, ils se retrouvaient tous avec leur ration de bieraubeurre dissimulée sous une planche d'un couloir sans issue et du reste non-fréquenté.
Ainsi les années passèrent, plus ou moins studieuses, avec des résultats excellents ou moyens.
Lewis était plutôt travailleur, timide avec cette forte tendance à ne pas vouloir se faire remarquer. Porter un peignoir sans arrêts pour le reste de son existence ? Il aurait ri, rien de plus...
2001
- Que puis-je vous dire de plus, docteur ?
- Tout, répliqua Chuck, mais ça prendrait toute une vie. Ecoutez, vous me semblez apte à votre poste; plus sain d'esprit que vous ne le laissez penser... J'appuierais votre candidature auprès de Nemirowsky...
- Merci.
- Pas de quoi, signora...
- Heu... ça veut pas dire "madame" en italien ?
- Quoi, j'ai dit signora, moi ?
- Bon, au revoir...
Lewis était soulagé de partir. Ce type le mettait définitivement mal à l'aise.
~Partie 6~
Où il est question de la rencontre entre un spermatozoïde et un ovule
Mars 1943
Oh ! bah je crois que tout est dit dans le titre...
Mais je trouvais classe de faire ça en six parties...
Sur ce, nous voici au début, c'est-à-dire que c'est la fin !



PRENOM OU SURNOM ~ Morphée ÂGE ~ 18 ans (je suis enfin entré dans la légalité sevenienne !) AVEZ VOUS SIGNE LE REGLEMENT ? ~ Oui, mon général ! COMMENT AS TU CONNU LE FORUM ?   ~ ça fait un bail, on va dire COMMENT LE TROUVES TU ? ~ sublime, parfait; Lewis en perd son dentier ! UNE DECLARATION A FAIRE ? ~ Bill Murray est un dieu



NOM ~ McCarthy PRÉNOM(S) ~ Lewis ÂGE ~ 58 ans (et il paraît que ça change chaque année !) STATUT ~ Marié sur le papier PROFESSION ~ Directeur des aurors d'élites AVATAR ~ Bill Murray

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Dernière édition par Lewis McCarthy le Lun 3 Nov - 23:18, édité 32 fois
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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Sam 20 Sep - 23:22


Hannnnnnn Re-bienvenue Morphinou !

Impatient de lire ta fiche

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La Reine des Prostipathes
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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Sam 20 Sep - 23:26

Mon nounours

Tu vois que j'avais raison de grapher pour Lewis hier
Trop hâte de te relire mon chou adoré

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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 0:00

Rebienvenue
Bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 0:01

Re bienvenue
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Mage blanc
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Mage blanc
MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 0:53

Merci à tous ! ^^
Je ne sais pas trop combien de temps je vais mettre à écrire cette fiche mais j'essaierais de faire vite =)
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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 1:00



Mais tu as tout ton temps mon Nounours
Il est des plumes qui, je cite quelqu'un te reconnaîtras sûrement "prennent aux tripes" et celles-ci valent la peine d'être attendues


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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 1:57

Cette personne que tu cites m'a l'air d'un génie ! Razz
*repousse les tendances morphéenne mégalomane dans un coin reculé de son cerveau*
Oui, je vais pas aller plus vite qu'il ne faut, mais j'ai hâte de le faire valider ! ^^
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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 2:55

Re-bienvenue parmi nous et bonne chose monsieur peignoir !!

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Peu importe combien tu amasses, combien tu voles, de toute façon il t’en faut toujours plus. Peu importe combien de fois tu sors pour faire chier tout le monde, il faut toujours ressortir et remettre ça tôt ou tard, ça devait arriver !©️ .bizzle
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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 3:13

Merci Alex ! ^^
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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 3:48

Lewis McCarthy a écrit:
Cette personne que tu cites m'a l'air d'un génie ! Razz
*repousse les tendances morphéenne mégalomane dans un coin reculé de son cerveau*
Oui, je vais pas aller plus vite qu'il ne faut, mais j'ai hâte de le faire valider ! ^^



Comme si tu pouvais renier ta véritable nature mon Nounours Razz
Et j'ai hâte de te valider... même si à mon avis on va tous avoir envie de te valider * fight en vue *


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Mage blanc
MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 3:56

Ne pousse pas à bout mon hypocrite modestie Razz
Non mais l'histoire sera peut-être pas parfaite et je serais peut-être pas validé de suite; et vu que j'ai décidé de ne pas raconter de façon linéaire, je me complique un peu la vie ^^
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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Dim 21 Sep - 4:05





J'adore te pousser à bouts ... et puis la modestie ne te sied guère Razz
Et sinon... depuis quand tu sais faire simple toi ?

Et si un jour une de tes fiches ne méritait pas d'être validée je fais une nonne, une vraie

Courage et nenuit mon Nounours


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Mage blanc
MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Lun 3 Nov - 23:21

Bon, voilà après des lustres ma fiche achevée...
J'avoue que j'ai sans doute un peu bâclé la fin de même que le caractère, alors n'hésitez pas à me fouetter avec mes bretelles et me dire ce qu'il faut changer x) (et rajoutez les menottes tant qu'à faire Razz)
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PNJ/MJ
MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Mar 4 Nov - 1:16



Congratulations





Si Jeremiah a toujours eu des goûts étranges et quelque peu pervers en matière de femmes il semblerait que sa manière de choisir ses plus proches collaborateurs soit plus étonnante encore ! Mais que voilà un homme étrange, se pavanant en peignoir et aimant à squatter chez de parfaits inconnus ! Comment, dès lors, blâmer sa propre fille de le fuir autant ? On dit que les chiens ne font pas des chats ? Olympe et toi semblez prouver le contraire, reste à découvrir lequel de vous jouera le chat... Bon courage dans votre nouvelle assignation Mr Lewis mais méfiez-vous car il se pourrait que votre pire ennemi ne soit autre que la chair de votre chair... Votre fille ? Peut-être. A moins que vous ne soyez le plus grand danger pour vous-même !

OMFG ! On peut dire que je l'aurais attendue cette fiche mais, non didiou, cela en valait largement la peine ! Ta plume est toujours un réel plaisir dont je ne me laisserai jamais j'en suis certaine ! Et file ouvrir un rp pour Olympe et toi tête de Nounourson adorée namoi

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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Mar 4 Nov - 1:24



Bon, pas sous ce compte là parce que ça craindrait un max mais sinon... tu sais bien que c'est quand tu veux pour le fouet et les menottes, n'est-ce pas mon Nounourson ?

Super jolie fiche, comme toujours

Et en ce qui concerne ta fille t'imagines même pas à quel point elle est enchantée de devoir bosser sous tes ordres
On va trop bien s'amuser encore tous les deux

Te nem

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Moldu
MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Mar 4 Nov - 10:15


Ah là là, je me suis régalée avec ta fiche Morphinou ! Hâte de voir le personnage en jeu !

Et Samael fait dire à Jeremiah que ce mec a pas intérêt à se pointer au Ministère en peignoir... Razz "Dépêche-toi et bon courage, il va devoir adopter le costume où tu iras trainer en peignoir avec lui... A la maison Razz"

Razz
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Serdaigle
MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Mar 4 Nov - 11:49

Félicitations pour ta validation ! Oh, que j'adore ta fiche et ton perso, j'ai tellement hâte de le voir en action *_* !

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Mage blanc
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Mage blanc
MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Mar 4 Nov - 11:56

Merci beaucoup à vous trois !
J'ai hâte aussi de le voir en action ^^
Et avec Samael ça va être la guerre du peignoir du coup Razz
Sinon j'ouvrirais un RP pour Olympe le plus tôt possible !
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Gryffondor
MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme) Mar 4 Nov - 12:09



Tu sais quoi ?
Je fais un poste avant, peut-être deux, mais je lance pour ta fille et toi ! J'ai envie de me faire plaisir... Et de te pourrir aussi un peu pitêt Angel

Et Jeremiah va te forcer à le foutre ton costume tu vas voir

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MessageSujet: Re: M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme)

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M - La vie est comme un peignoir lacéré (citation anonyme)

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