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 M - Try to let go of the truth The battles of your youth 'Cause this is just a game [FINIE]

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Time To Do or Die
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Time To Do or Die
MessageSujet: M - Try to let go of the truth The battles of your youth 'Cause this is just a game [FINIE] Ven 15 Aoû - 15:50




Alyssa Tramell



Who Am I ?DEAL WITH MY MOOD



ECRIRE 200 MOTS

Son regard limpide venait flirter avec cet horizon brumeux qui s'offrait si souvent à elle. Et, au fond de ses prunelles, luisait cette petite étincelle de tristesse et de nostalgie qui disparaissait dès lors qu'elle se savait observée. Comme si l'idée même que qui que ce soit puisse seulement lire au-delà de ces si étranges apparences dont elle ne se départait jamais l'effrayait au plus haut point. Et cela était vrai. Depuis cette nuit où sa vie avait basculé, et où elle avait failli crever enterrée vive, c'était toute son existence qui avait changé. Au fond de cette tombe elle avait laissé son nom, son prénom. Son passé heureux comme malheureux. Laissé et renoncé aussi à cet avenir radieux qui aurait pu être le sien. Parce que, en un sens, elle était bien morte. Kailee était morte. Et celle qui s'était relevée, s'extirpant à la force de ses bras maigres d'enfant, celle-là serait, à tout jamais, une ombre.

Voilà comment la jeune femme aime à se voir. Son physique ne lui importe que pour ce qu'il peut lui apporter. Alors, méticuleuse et un brin perfectionniste, elle aime à l'entretenir. Non pas seulement par simple coquetterie mais par lucidité : quand on décide de vivre comme elle, il faut que le corps suive ! Fort, ciselé et endurant, son corps était tout à la fois une arme et une armure. Celle dont elle se servait pour mieux enjôler ces hommes qu'elle séduisait, faisait courir pour mieux obtenir d'eux ce qu'elle désirait. Et sans jamais leur offrir la nacre de sa peau et les délicates courbes de sa nudité. Tueuse, menteuse, tricheuse et encore bien d'autres choses, Alyssa l'était assurément. Mais se vendre pour quoique ce soit, ça non ! La fierté l'emportait toujours ! Elle avait délaissé sa contemplation pour s'en retourner dans cette salle d'eau où tout son parfait petit nécessaire de droguée l'attendait. La douleur de l'aiguille qui s'enfonce dans ses chairs avant que l'extase ne la saisisse violemment... Son corps haïssait ces tortures délicieuses qu'elle lui faisait si souvent endurer. Elle si fière de son corps le détruisait, se détruisait à petit feu ardent. Elle avait soupiré en repoussant son matériel. Pas aujourd'hui, pas d'humeur.

Plus d'une fois elle s'était demandée pourquoi. Pourquoi renoncer à se battre et se terrer dans cette quasi totale clandestinité plutôt que d'aller faire confondre et payer cette morue de marâtre qui avait tant voulu sa mort ! Sa mort, Alyssa la revivait chaque nuit, encore et encore, dans ces cauchemars qui ne cessaient de l'envahir dès lors qu'elle fermait un œil. Seule la drogue parvenait encore à l'épargner. Avec elle Alyssa se sentait partir vers ce monde meilleur que, sans drogue, elle méprisait et refusait d'atteindre. Elle voulait trouver mieux et, en même temps, ne recherchait que le pire. Paradoxal ? Certainement. Mais les ombres comme elle n'ont-elles pas le droit de se tromper, de se chercher et de ne surtout pas se trouver ? Alyssa avait beau faire preuve de la pire des déterminations, être aussi cruelle qu'impitoyable, elle était aussi bien autre chose. Bien d'autres choses même...

Elle fulminait et, de nouveau, ses doigts fébriles venaient saisir la seringue déjà prête. Non ! Elle n'était pas douce ! Non, il n'y avait plus aucune once de bonté ou de gentillesse en elle ! Tout cela, tous ces sentiments elle les avait enterrés ! Pour toujours ! Parce que ressentir c'était être faible ! Et que lorsque l'on fait le choix de vivre dans la rue on n'a pas le droit à l'erreur ! Parce que, ressentir dans la rue c'était crever ! Et que, quoiqu'elle en dise, Alyssa voulait vivre ! Seule la raison de cet entêtement lui échappait encore ! La goutte de sang qui perle à sa peau alors que le produit envahir ses veines, possède son corps comme jamais elle n'autorisera un homme à le faire. Une fois, une seule, un homme l'a touchée. Et elle le désirait. Lui et ses étreintes. Pas l'état dans lequel il l'avait abandonnée juste après avoir fait son affaire ! Plus jamais ça ! Sa vue qui se brouille et ses lèvres qui exhalent un soupir alangui. L'amour ça craignait de toutes manières... Alyssa n'aimait pas !

Alex...


Enfin, du moins c'est ce dont elle tentait de se persuader... Et si la drogue déliait les langues et les cœurs encore mieux que l'alcool ?
ECRIRE 600 MOTS

Londre Moldu,
aujourd'hui,

Ils l'observaient comme si elle n'était qu'une bête hirsute et étrange qu'ils avaient réussi à attraper lors de l'un de leurs safaris urbains et nocturnes. Ils la toisaient froidement et avec suspicion, ne sachant visiblement que penser de cet étrange animal qui, quoiqu'ils fassent ou disent, demeurait parfaitement imperméable, indifférente... ailleurs. C'était cela : elle n'était pas là ! Son corps engoncé dans ces hardes pourtant de luxe était présent et semblait frigorifié mais son esprit, lui, semblait l'avoir quittée. Ses pupilles azurées étaient plus dilatées que celles d'un félin, sur ses lèvres flottait un sourire sibyllin et ses bras demeuraient parfaitement ballant le long de son corps assis sur cette chaise où ils l'avaient contrainte à s'installer. Sur sa peau diaphane demeuraient quelques une de ces éclaboussures de sang qui la maculaient quand ils l'avaient retrouvée. Elle était dans une ruelle de Londres, hagarde et visiblement bien perchée et, dans sa main, cette lame qu'ils lui avaient ôtée avec prudence. Et, à ses pieds, les corps de ces deux hommes, aussi mutilés que morts. Les avait-elle tués ? Voilà ce qu'ils tentaient de découvrir depuis des heures ! Mais en vain. Ils ne savaient pas même son nom !

~***~


Londres Sorcier,
Il y avait dix ans ans,


Kailee ? Kailee ? Où es-tu encore allée te cacher ?


La voix résonnait dans l'immense parc de cette propriété luxueuse, s'échappant des lèvres charnues de cette femme à la longue chevelure blonde qui s'affolait, s'essoufflait à force de courir de droite à gauche, d'un bout à l'autre du domaine. Son regard de jade scrutait avec minutie chacun des recoins, chacun des buissons où l'enfant aurait pu aller se cacher. Dans la maison le personnel de maison, aidé des elfes aux longues oreilles, s'agitait lui aussi, ne cessant d'appeler, de s'époumoner en hurlant le prénom de cette héritière, décidément aussi facétieuse qu'horripilante, qui avait encore décidé de leur fausser compagnie. Pourtant, s'ils s'étaient seulement donné la peine de regarder un peu mieux ces vieilles taupes, sans doutes auraient-ils pu la voir. Après tout elle n'était pas si loin que cela... Ils regardaient tous en bas... alors qu'ils auraient du regarder en haut ! Sagement perchée sur la plus haute branche de l'arbre. Et elle les regardait, la petite princesse aux boucles ébène, dardant sur eux son regard plus limpide que le ciel lui-même ! Ses lèvres boudeuses se plissèrent en un rictus mauvais alors qu'elle regardait, fixement, cette femme blonde qui insistait pour qu'elle l'appelle Maman. Jamais ! Cette femme n'était pas et ne serait jamais sa maman ! Pas même sa mère ! Ce n'était que la morue que son père, visiblement sénile avant l'âge, avait décidé d'épouser en secondes noces ! Et Kailee, elle, n'entendait pas se laisser aussi aisément amadouer que son géniteur ! L'amour rendait aveugle ? Elle détestait ce sentiment et se jurait de ne jamais l'éprouver !

Aïe ! Mais ça fait mal !!!
avait-elle crié bien plus que pleuré alors qu'elle avait senti la branche sous elle céder et son corps choir lourdement sur les dalles de marbre de la terrasse familiale. Son regard lançait des éclairs à cette marâtre qui se dressait de toute sa stature devant elle et la couvait de son plus haineux regard. Kailee se redressa, époussetant sa jolie robe avant que de pointer un doigt accusateur en direction de celle à qui elle jeta Tu l'as fait exprès ! Tu voulais que je tombe et que je me fasse mal ! puis, le rouge aux joues elle avait hurlé Tu espérais peut-être que je me rompe le cou ? Comme ça tu aurais eu Papa pour toi toute seule ? Vieille bique !

Ma chérie, voyons...
avait feint de gémir, outrée et attristée la femme avant qu'elle ne vienne rejoindre l'enfant et ne caresse ses longs cheveux bruns Pourquoi tant de haine envers celle qui ne demande qu'à t'aimer comme sa propre fille ! Kailee... Ne pourrions-nous pas être amies toi et moi ? une larme de crocodile à son œil avant qu'elle ne se penche et ne murmure à l'oreille de la petite fille Tu as eu de la chance sale petite vermine ! J'aurais pourtant adoré pouvoir me repaître du spectacle de ton corps immonde désarticulé et moribond ! un baiser de traîtresse à la joue de l'enfant alors qu'elle ajoute Et va donc pleurer auprès de ton abruti de père si tu le souhaites ! Jamais il ne t'écoutera ni ne te croira ! Il est en mon pouvoir et à moi ! Tout comme toute sa fortune ! Enfin, celle-ci le sera quand, toi, tu seras enfin morte ! Ce qui arrivera bientôt, je t'en fais le serment la limace puante ! puis, se relevant et de nouveau l'air affable elle avait souri Si tu savais comme j'ai eu peur pour toi ! Rentres donc maintenant ! Avant que ton père ne s'inquiète encore ! Un jour tu finiras par le tuer !

L'enfant n'avait rien dit, pas même cillé ni tremblé devant ces menaces dont elle était presque devenue blasée tant cela était devenu coutumier. Et, oui, la morue avait raison : jamais son père ne la croirait. Plusieurs fois l'enfant avait tenté de lui parler, de l'avertir des dangers que représentaient cette prédatrice ! Cette croqueuse de diamants qui n'en voulaient qu'à leur fortune ! Mais lui n'entendait pas, prenant ces accusations pour des affabulations d'enfant capricieuse et jalouse ! Pourtant elle ne mentait pas... Et son père ne tarderait pas à l'apprendre à ses dépends.

~***~


Londres Moldu,
Il y a cinq ans,

La pluie s'était de nouveau invitée sur Londres et ce fut elle qui vint tirer de sa léthargie chimique celle qui se tenait, recroquevillée, sous ce porche miteux. Elle avait senti d'abord la caresse humide et glacée de l'eau sur ses cheveux, sur sa peau pâle et enfin sur ses lèvres qu'elle avait entrouvertes pour mieux en goûter la texture tellement vivante. La vie... Etait-ce parce qu'on avait tenté de lui ôter la sienne que celle qui s'appelait désormais Caroline, faisait tout pour en éprouver, chaque fois un peu plus intensément la saveur sans pareille ? Un soupir qui lui échappe alors qu'elle se redresse, titubante et chancelante. Devant ses rétines se dévoile ce paysage familier et en même temps tellement étranger. Il fait jour et l'horloge de Big Ben lui indique même que la journée est largement entamée. Il lui faut se presser si elle veut pouvoir honorer ses engagements. Mais son corps semblait bien moins éveillé et alerte que son esprit et elle dut demeurer un long moment adossée contre ce mur de briques froides avant que de parvenir à reprendre sa route.

Lentement elle rejoignit le centre ville, ne se préoccupant pas le moins du monde de ces regards ahuris et légèrement méprisants que les passants lui jetaient. Non, elle ne ressemblait plus en rien à celle que la vie avait voulu qu'elle soit. La petite princesse, la petite héritière n'était plus. Elle était morte. Du moins était-ce ce que la presse avait déclaré quand la Gazette du Sorcier avait publié sa nécrologie. Ironique d'ailleurs d'écrire pareille chose pour celle qui n'était qu'une toute jeune fille, une enfant. On n'avait jamais retrouvé son corps... Ils n'avaient pas vraiment cherché non plus ! Son père s'était laissé consolée par son épouse et avait bien vite refermé l'album photos où elle apparaissait encore. Kailee était morte. Celle qui était revenue à la vie dans ce bois sombre, personne ne la connaissait, personne ne la connaîtrait non plus. Elle serait qui elle voulait, qui elle souhaitait et plus jamais ce que les gens, et plus encore la société, attendaient d'elle. Aujourd'hui elle se prénommait Caroline et vivait dans un squat miteux au milieu des moldus désargentés, sales et puants. Auprès d'eux elle apprenait à survivre et à se défendre. Auprès d'eux elle se forgeait. Et, demain, elle les quitterait pour devenir une autre. Peut-être chez les sorciers d'ailleurs... Cela commençait à lui peser de ne pas pouvoir user de sa baguette comme elle le souhaitait. Oui, demain elle se nommerait Rachel et redeviendrait une gentille petite sorcière. Enfin, sorcière parce que, gentille, cela non plus elle ne voulait plus l'être ! Jamais et pour personne ! Il ne faut jamais dire jamais...

~***~


~***~


Londres sorcier,
Il y a moins d'un an,

De sa vie dans les rues, tant moldues que sorcières, la jeune fille devenue femme avait beaucoup appris. Tout pour ainsi dire. Non, jamais elle ne se dissimulerait derrière l'excuse de ces errances et de ces vagabondages pour excuser, justifier ces crimes et délits qu'elle commettait en souriant et, même, en riant. Se nourrir, se vêtir et même se loger ? Tout cela elle aurait pu l'obtenir en travaillant honnêtement et, même, en se mettant à la colle avec l'un de ces hommes qui avaient croisé son chemin et qui n'auraient pas demandé mieux que de la prendre sous leurs ailes protectrices... et pour peu qu'elle consente à venir se glisser sous leurs draps aussi évidemment ! Rien n'était jamais gratuit dans la vie et, ça, elle l'avait bien compris ! Pour recevoir il fallait donner, parfois même de sa personne. Voilà qui ne lui plaisait pas vraiment ! Voir même pas le moins du monde ! On pouvait être une criminelle avérée et pourtant avoir encore un soupçon d'amour propre, non ? Bien sur que si ! Elle en était d'ailleurs le plus parfait des exemples !!

Elle et celui qui reposait à ses côtés, les yeux grands ouverts et fixés sur le plafond, un sourire béat sur ses lèvres. Se tournant sur le côté pour mieux le voir, l'admirer, elle avait souri avec cette sincérité qu'elle n'offrait jamais qu'à lui... et quand elle était certaine qu'il était suffisamment perché pour ne pas observer son petit manège ! Lui, elle nourrissait une certaine affection à son endroit... Tout comme à son envers vers lequel elle avait laissé glissé son regard amusé. Oui, ce type avait un corps de dieu grec et elle ne boudait jamais son plaisir lorsqu'il lui était donné de le voir ainsi offert et, pour une fois, si paisible. Amants, eux ? Hé non ! Elle ne donnait pas son corps, jamais ! Pas même à lui qu'elle aimait bien plus que son attitude ne pouvait le laisser supposer. En public ces deux-là pouvaient passer du couple d'amis unis à la vie et plus encore à la mort au stade de chats de gouttière prêts à s'écharper à coups de griffes acérées ! Il suffisait de rien ou de si peu, un geste ou un mot et voilà la mèche qui s'embrasait et les poudres qui explosaient ! Fâchés ? Ils l'étaient souvent. Très souvent, trop même à son goût. Mais, toujours, ils finissaient par se retrouver. Sur les bancs de cette université de Merwyn où elle avait décidé de squatter en cours de Chimie sans même être seulement inscrite. Dans ces bars et autres lieux de perditions où ils allaient séparément chercher ces substances illicites dont ils étaient si friands et qu'ils finissaient par consommer ensemble. Pour mieux s'assurer qu'il n'arriverait rien à l'autre ? Pour sa part c'était une évidence. Elle ne supporterait pas qu'il lui arrive quelque chose. Pour lui ? Franchement elle préférait éviter de se poser la question, pas certaine d'en aimer la réponse. Ou, au contraire, de trop l'aimer.

Alyssa ?


Elle s'était retournée alors qu'il l'appelait, encore embourbé dans ses dernières vapeurs d'héroïne. Elle lui avait souri sans qu'il puisse sans doutes le voir et lui avait envoyé un baiser du bout des lèvres. Ca non plus il ne devait pas le voir. Mais, elle, avait eu envie de le faire. Puis, sans même lui répondre, elle était partie, fermant la porte derrière elle. La soirée s'était bien passée, la nuit fut pleines de rêves étranges mais agréables et le réveil des plus doux. Pourquoi tout gâcher par des mots qui n'auraient jamais été que maladresses et inverses de ce qu'elle pensait réellement ? Alyssa préférait partir. Sans se retourner mais en laissant sur la table de nuit une rose rouge pour lui. Sa façon de lui dire qu'elle reviendrait. Ce soir ou le lendemain... peu importait après tout. Elle avait rejoint la rue et avait hésité. Qu'allait-elle faire de cette nouvelle journée qui s'offrait à elle ? Ce fut quand elle vit un joaillier ouvrir sa boutique qu'elle trouva. Aujourd'hui elle préparerait un plan qui, demain, lui permettrait de dévaliser cette sympathique petite boutique. Avec lui. Parce que c'était plus drôle ! Parce que, avec lui, tout était mieux ! Non ? Si, mais ça elle ne l'avouerait jamais !

~***~


Londres Moldu,
Aujourd'hui,

Ils commençaient sérieusement à s'impatienter ! Tout ! Ils avaient tout tenter : l'intimidation, les fausses compassion et intérêt, les menaces même … Mais rie, absolument rien, n'était parvenu à faire sortir de sa léthargie celle qui demeurait si parfaitement de marbre. Même ses prunelles limpides ne bougeaient que rarement et uniquement pour aller se fixer, presque doux et caressant, sur cette horloge ronde qui était accrochée à l'un des murs. Alors son visage semblait, si brièvement, s'animer pendant que sur ses lèvres peintes en carmin, fleurissait le plus radieux des sourires. Pendant très précisément soixante secondes, juste le temps à la trotteuse de faire le tour du cadran, l'inconnue paraissait humaine, dotée de ces émotions qui se fanaient dès que la minute s'était écoulée. Alors elle redevenait cette poupée faite de chair et de sang mais qui paraissait de cire. Rien, pas un mot, pas même un son ou un soupir qui auraient pu exprimer qu'elle était là, bien là. Parce que, là, elle ne l'était pas. Ne l'avait jamais été.

Quand ils en eurent assez ils avaient décidé, étant donné son apparence plus que juvénile, de la confier aux services sociaux de la ville. La lame que l'inconnue tenait avait été examinée mais les résultats étaient formels : ce n'était pas l'arme du crime. Celle-ci demeurant d'ailleurs introuvable malgré tous leurs efforts ! De plus le sang trouvé sur l'inconnue appartenait bien aux victimes mais rien ne pouvait attester qu'elle y soit pour quelque chose. Sur la peau de la jeune fille, en revanche, des traces de bleus et de coups semblaient laisser supposer qu'elle avait été frappée. Peut-être même par ces hommes reposant maintenant à la morgue. Et si, plutôt que coupable, elle était en fait victime ? Les enquêteurs devenaient fous à s'échiner ainsi sur celle qui, de toutes évidence, ne parlerait pas. Et qui ne possédait ni papier, ni adresse, ni même de casier. Pas même pour racolage ou pour vol à l'étalage ! Non, cette gamine ne semblait pas même exister !

Lassés ils attendaient devant le central que les services sociaux viennent la chercher quand une moto surgit et fonça droit sur eux. La suite se passa tellement vite qu'ils n'eurent pas même le temps de réagir, de dégainer leurs armes. Les éclairs avaient jailli de devant et de côté, les laissant médusés et interdits. Puis la douleur dans leurs chairs alors que celles-ci se lacéraient violemment. Le sang coulait à flots et bientôt, les deux policiers ne seraient plus que deux hommes inconscients et... morts ? Non, certainement pas. Tuer des voyous ou des dealers était une chose. Tuer des officiers de police qui avait vu son visage en était une autre. Se fondre dans la foule était leur credo païen après tout, non ? Eux qui avaient su tirer avantage des deux mondes, eux qui vivaient dans les deux... Eux qui n'appartenaient à aucun et aux deux... Jamais tuer quand on pouvait l'éviter... et que le plaisir retiré était bien moins important que la masse des ennuis que cela rapporterait ! Par contre Alyssa s'empressa d'effacer la mémoire de ces geôliers. Puis, en riant mais sans se presser le moins du monde elle rejoignit le motard et vint prendre place derrière lui. Alors qu'il mettait les gaz elle s'était penchée vers lui et, posant doucement sa tête sur son épaule avait murmuré à son oreille

Tu te fais vieux j'ai failli attendre ! Et je déteste attendre !
puis, sortant de derrière sa longue chevelure une chaîne avec une clé au bout elle l'agita sous les yeux de son complice et sauveur Tu avais raison... Ces deux crétins ont bien monté un laboratoire de drogues sorcières en plein Londres Moldu. Et comme ils ne se sont pas montrés des plus coopératifs, j'ai du me montrer très vilaine ! puis elle avait ri et avait lâché le pilote, laissant le vent venir faire vaciller son corps longiligne avant que de murmurer Un cinéma ce soir ça te tente ? Ils passent un vieux classique «  Bonnie & Clyde » ! Je pense que tu devrais adorer ! puis, se penchant de nouveau vers lui elle avait posé ses mains sur sa taille à lui et mumuré Ensuite on ira piller leur labo et on se fera un trip d'enfer ! Je te le promets !

La nuit tombait doucement sur la ville et Alyssa sourit. Sa vie était tout ce que la morale et les lois réprouvaient mais, elle, était heureuse. La question qu'elle se posa alors : pour combien de temps ? Tout se paye dans la vie, même le bonheur. Surtout le bonheur en fait !



PRENOM OU SURNOM ~ Chouchounette, Ma Douce, Frangine, Maîtresse, Pikachu... Whisper aussi Razz ÂGE ~ assez pour boire AVEZ VOUS SIGNE LE REGLEMENT ? ~ Ouaip COMMENT AS TU CONNU LE FORUM ?   ~ J'y suis née plus de 50 fois :rolling; COMMENT LE TROUVES TU ? ~ Perfecto mais vivement la V4 ! UNE DECLARATION A FAIRE ? ~ J'ai soif :gwenn2:



NOM ~ Tramell ... enfin ça c'est le dernier en date ! PRÉNOM(S) ~ Alyssa... pour le moment. ÂGE ~ 19 ans STATUT ~ pas envie de répondre ! PROFESSION ~ cela dépend des jours... AVATAR ~ Ksenia Solo

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Moldu
MessageSujet: Re: M - Try to let go of the truth The battles of your youth 'Cause this is just a game [FINIE] Sam 16 Aoû - 13:39


Encoreeeeeee ! Re-bienvenue Chouchounette !

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Time To Do or Die
MessageSujet: Re: M - Try to let go of the truth The battles of your youth 'Cause this is just a game [FINIE] Sam 16 Aoû - 13:49

Merci mon Chouchounet

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MessageSujet: Re: M - Try to let go of the truth The battles of your youth 'Cause this is just a game [FINIE]

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M - Try to let go of the truth The battles of your youth 'Cause this is just a game [FINIE]

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